Nouvelles du Monde

Ici , la veille citoyenne faite par les membres du réseau. Elle consiste à surveiller l'actualité et à en comprendre les conséquences  et la direction que prend la société : projets de loi, découvertes scientifiques,  nouvelles pratiques, avis des populations. Soyez là comme à la Proue de l'humanité et ajuster le gouvernail si vous le voulez. Bonne navigation

nb : pour les personnes consultant le site via leur téléphone, les bonnes nouvelles se trouvent à la fin.

Vigilance

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme". Economie, démocratie sans conscience, aussi. 

 

Attention aux avalanches.

   Crédits : Srdjan Jovanovic

2 mai 2021

Les steaks de Casino déforestent l'Amazonie

En 2019 le groupe Casino a contribué à la déforestation de 56 000 hectares de forêt amazonienne. Le Brésil et la Colombie sont les pays qui abritent la biodiversité terrestres la plus riche de la planète et les fôrets défrichées y ont tranformées à  80% en paturage pour les bovins. Après un an d'enquête d'Envol Vert, les militants ont remonté les différentes filières d’approvisionnement de viande bovine du groupe Casino (incluant Monoprix, Franprix, Naturalia, Leader Price, Spar, Vival) pour offrir des conclusions sans appel : absence de traçabilité de la viande, et analyses échantillonnaires qui prouvent qu'une grande partie de la viande bovine provient de déforestation incendiaire et illégale.


Lire l'article originel et détaillé de la Relève et la Peste :   https://lareleveetlapeste.fr/en-2019-le-groupe-casino-a-contribue-a-la-deforestation-de-56-000-hectares-de-foret-amazonienne/


Envol Vert : https://envol-vert.org/nos-actions/

2 mai 2021

Mauvaise nouvelle pour les amateurs de chocolat

Le laboratoire Géoscience Environnement Toulouse a mis en évidence des teneurs en cadmium très élevées dans les chocolats en provenance de l'Equateur, et plusieurs pays sud américain. Un fait très génant quand on connait le potentiel cancérigène du cadmium,  par ailleurs très peu évacué par le corps. La moitié des fèves échantillés dépasseraient la valeur de 0,8 mg par kilo. En cause, des pratiques agricoles peu respectueuses des sols (engrais, pesticides) qui favorisent leur acidification, mais aussi un terrain déjà chargés en métaux lourds à cause d'une intense activité volcanique.


Source : Slate, Consoglobe

5 avril 2021

Les enjeux de la 5G et l'absence de concertation publique

Le sujet des ondes 5G est un sujet qui est rarement abordé dans toutes ses dimensions, un état de fait dommageable pour les citoyens tellement ses enjeux sont importants. Contrairement à la 3G et à la 4G, les ondes de 5ème génération font appel à une technologie dont la puissance de rayonnement est sans commune mesure avec ce qui s'est vu précédemment. Alors que le rayonnement maximal de la 4G peut monter jusqu'à 2600 hertz, la 5G rayonnera dans un premier temps sur des fréquences autour de 3600 hertz, puis dans un second temps sur la fréquence de 26 Gigahertz (soit 26000 hertz) !  Elle pose des enjeux environnementaux, des enjeux de santé, et également par les technologies qu'elle autoriserait, des enjeux sociétaux, sociaux et politiques..


Commençons par les enjeux environnementaux. Ils sont de deux types : le coût du déploiement de ces antennes en termes de consommation énergétique, et l'impact de ces ondes sur la biodiversité et la Terre. En termes de coût énergétique, les opérateurs vont valoir que la 5G serait plus efficace que la 4G, c'est vrai mais cela reste très anecdotique. Si on considère les données dans leur ensemble : l'énergie qu'il va falloir pour la mettre en place, l'incitation à la consommation qui va en résulter, et tous nos objets qui vont devenir désuets, le bilan énergétique de la 5G sera affreusement négatif pour la planète. La 5G suppose le déploiement de 20 000 nouveaux satellites et l'installation de dizaines de milliers de nouvelles antennes (pour la fréquence 26Ghz il faudra une antenne tous les 100 mètres, de quoi faire bondir n'importe quelle écologiste). Par ailleurs la consommation énergétique liée aux data augmentera. Chaque année celle-ci augmente de 35%. Avec la 5G, cette augmentation doublera chaque année car les citoyens regarderont de plus en plus internet sur leur téléphone, et seront incités à acquérir de nouveaux gadgets technologiques dits « intelligents ». C'est aussi l'obsolescence programmée de tous nos technologies actuelles non adaptées, avec on le sait, ces enfants qui travaillent dans les mines pour extraire les matériaux nécessaires à la fabrication de nos téléphones, nos ordinateurs... et un taux de recyclage qui atteint difficilement les 15% (0% pour les pays moins développés)

En termes d'impact électromagnétique sur la planète et sur la vie, de nombreux scientifiques ont tiré la sonnette d'alarme et demandé un arrêt pur et simple de son déploiement. Le « 5G space appeal » a été lancé par 147 scientifiques, maintenant rejoint par des organisations et citoyens du monde entier.  Pourquoi ? Parce que la puissance de rayonnement de la 5G est si importante qu'elle pourrait modifier l'équilibre électromagnétique de la terre avec des conséquences environnementales imprévisibles. Et parce que ses conséquences sur la biodiversité ont déjà été documentées par des milliers d'articles parus avec comité de lecture : des effets néfastes sur les insectes, les amphibiens, les oiseaux, les végétaux, mais aussi les mammifères. (confere la bibliographie du 5g space appeal)


Les enjeux de santé recoupent les enjeux environnementaux car ce qui touche les animaux, touche évidemment l'homme. Le lien entre impulsions électromagnétiques et cancer est de plus en plus documenté, notamment à travers l'étude du téléphone portable. Des études mentionnent également une altération du métabolisme, un stress oxydatif, des dégâts neurologiques, des dégâts reproducteurs etc... Malheureusement, les principaux financeurs des recherches sur les ondes étant les opérateurs de téléphonie ou les entreprises qui développent ces technologies, les scientifiques n'arrivent pas à tomber d'accord. Aussi beaucoup d’études portent sur les seuls effets thermiques. L'OMS a choisi une position entre deux, en reconnaissant les ondes comme « cancérigène probable ».

Des associations comme Robin des Toits ou Priartem militent pour que le niveau d'exposition reste en dessous de 0,6V/m. Dans la plupart des endroits c'est le cas, mais avec ces nouveaux déploiements, le niveau d'exposition va nécessairement monter, jusqu'à 61V/m, la valeur autorisée par l'Europe.


Les enjeux sociétaux concernent l'entrée dans l'internet des objets (par exemple le frigo qui fait les courses), les robots « intelligents », le virtuel. Parmi les inventions qui sont toujours citées positivement, on retrouve la voiture autonome, probablement les hologrammes, et les opérations chirurgicales à distance. Mais la pointe de l'iceberg éclairée cache aussi une réalité sombre, telle que : des citoyens de plus en plus dépendants de leurs gadgets (engourdissement dans le confort), la déconnection avec la nature et des relations sociales réelles au profit de l'univers virtuel, l'hypersurveillance, la fin de la neutralité du net (car certains sites auront la priorité sur les ondes), impossibilité d'échapper à la technologie (disparition des appareils non connectés sur le marché, interdiction de la voiture dont on a les manettes car trop polluante, alors que les voitures « intelligentes » seront évidemment électriques) A noter que certaines technologies révolutionnaires ne sont en réalité pas dépendantes de la 5G et que les technologies 5G pourraient être développées de manière très localisée sans impacter toute la population, et toute la vie environnante.


Enfin, il y a des enjeux sociaux et politiques. Des enjeux sociaux par rapport au travail, car qui dit 5G, dit robots, et qui dit robots dit suppression de millions d'emplois. Des enjeux éthiques, car qui dit robot pose la question du transhumanisme, des limites de l'utilisation de la machine sur l'homme, et de la place de la machine « intelligente » dans les décisions. Enfin elle pose des enjeux politiques qui tournent principalement autour de la liberté où n'importe quel « déviant à la norme » même « futur déviant » pourrait être repéré grâce à un monde quadrillé en temps réel et soumis à l'analyse d'un super ordinateur. On n'est jamais à l'abri d'utilisations négatives de la technologie, l'histoire n'a eu de cesse de le montrer, et beaucoup de penseurs tombent d'accord sur le fait que la technologie progresse trop vite par rapport à la capacité de l'homme à l'intégrer de manière « raisonnée », « morale » et  avec une vision globale.


https://www.5gspaceappeal.org/the-appeal (appel disponible dans 30 langues)

https://actionagainst5g.org/

https://reporterre.net/5G-la-grande-enquete (en 6 volets)

https://www.robindestoits.org/3-La-science_r14.html (des études en français)

03 Avril 2021

Retour des néocotinoïdes tueurs d'abeille

C'est une régression dans la protection du vivant, alors qu'il avait fallu 20 ans pour démontrer l'effet des néocotinoïdes sur les insectes pollinisateurs et obtenir leur interdiction en 2018, les néocotinoïdes sont désormais réautorisés jusqu'en 2023 pour la culture de la betterave sucrière. 

Après être passée devant le conseil constitutionnel, le conseil d'Etat vient de valider cette exception à la victoire de 2018.

La raison ? La pression lobbyiste sucrière qui affirme être dans l'impasse et menacée de faillite dans les mois à venir. Pourtant en 2018, l'ANSES  avait étudié les alternatives à ce pesticide et conclut «  il n’y a pas d’impasse technique pour cette culture.» « Ces solutions peuvent inclure la diversification et la modification des rotations de cultures, les dates de semis, le travail du sol et l’irrigation, l’utilisation de variétés moins sensibles ou encore, l’application des agents de lutte biologique dans les zones infestées » ajoute l'union des apiculteurs.


Encore une fois, nous préférons les solutions de court terme à la préservation de la biodiversité, de la la bonne santé de nos terres et de notre santé, et n'accusons pas les vrais coupables : si la betterave sucrière est dans l'impasse c'est à cause de la libéralisation de ce marché, intervenu en 2017! Entre les chinois surexploités et la terre exsangue, même combat : vidé toute la substance de la vie pour être compétitif sur le marché mondial. Mais quel sens cela a t'il ? Pourquoi ne pas simplement relocaliser notre économie ? Un avis partagé par la confédération paysanne qui affirme que pour sauver la filière il faudra « accepter les baisses de rendements, augmenter les prix de production, arrêter la guerre économique avec d’autres pays et développer la filière de sucre bio, très déficitaire en Europe »  plutôt que de réautoriser un produit hautement toxique, non sélectif, qui va rester plusieurs années dans les sols et les eaux.


Pour rappel, les néocotinoïdes sont 7  fois plus toxiques que le DDT, interdit en France depuis 50 ans et déciment aussi bien la vie du sol, les insectes, les oiseaux, les amphibiens, et on peut s'en douter, ne sont pas  bons non plus pour nous !


Source : https://reporterre.net/Le-retour-des-pesticides-neonicotinoides-desormais-ineluctable

5 Février 2021

L'écrasant pouvoir des Agences Régionales de Santé sur les médecins

Depuis plusieurs années, et plus plus particulièrement dans ce contexte d''épidémie, de nombreuses voix se sont élevées contre le pouvoir des Agences Régionales de Santé (ARS), qui par leur excès de consignes et de protocoles viennent entraver la liberté des médecins. Liberté de prescrire, liberté de tarifs. Ces organismes font le lien avec la Sécurité Sociale et conditionnent le paiement des médecins par la sécu à l'application des traitements promus par l'Etat.


Frédéric Blizard, fondateur de l'Institut Santé visant à faire des propositions de refonte du système de soin explique sur France Soir : « L’objectif de la création des agences régionales de santé n’était pas  de donner de l’autonomie aux régions et de décentraliser l’État. Il  s’agissait au contraire d’une reprise en main par l’État d’un système de  soins qui lui échappait. Le but était donc de déconcentrer l’État dans  les régions pour lui donner des capacités de gouvernance qu’il n’avait  pas historiquement dans le système de santé », (...) « Dans les années 90, les dépenses de santé ont augmenté trois fois plus  vite que la richesse nationale. Face à cette évolution, une réflexion a  été menée par le politique. On se souvient du rapport « Santé  2010 »(4) de Raymond Soubie… Ce rapport a jugé que le problème venait de  l’excès de liberté des soignants et des soignés, du manque de contrôle  des pratiques et de la consommation de soins. Donc, il préconisait que  l’État reprenne le contrôle. A partir de là, on a imaginé une toile  d’araignée administrative, que l’on a patiemment tissée sur l’ensemble  du système de santé »


Lire L'article entier sur France soir : 

https://www.francesoir.fr/ars-syndrome-de-letatisation-sanitaire


26 Janvier 2021

Choc : Emmanuel Macron prétend mettre fin au libre choix d’instruction (un droit constitutionnel)

L’école à la maison ou IEF (Instruction en Famille) est dans le viseur de l’Etat.


Le 2 Octobre, dans son discours sur le séparatisme, Emmanuel Macron a remis en cause l’instruction des enfants à domicile allant même jusqu’à déclarer : 

« Dès la rentrée 2021, l'instruction à l'école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans »


Le président a prétexté lutter ainsi contre la radicalisation islamique, un propos risible quand on sait que les familles radicalisées ne pratiquent pas l’instruction en famille, pour la simple raison qu’elle nécessite de réguliers contrôles des inspecteurs académiques au domicile des parents. Les enfants radicalisés sont au contraire ceux qui sont inscrits à l’école mais néanmoins dilettants. Comment peut on à ce point sous estimer les français pour oser leur faire confondre l’école à la maison avec l’école buissonnière ?


Il y a déjà 4 ans, dans la nuit du 14 au 15 juin (alors que la majorité des députés dorment), la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi « Egalité et Citoyenneté’ » avait adopté un amendement déposé par le gouvernement au Code de l’éducation. Cet amendement donne les pleins pouvoirs à l’éducation nationale pour choisir le lieu du contrôle de l’apprentissage et ses modalités. Les contrôles n’auraient donc plus lieu au domicile des parents mais pourraient obliger l’enfant à se déplacer à l’école. Par ailleurs, l’éducation nationale pourrait revoir ses copies pour que les contrôles collent au plus près des programmes scolaires et ainsi, mettre fin à toute liberté d’enseignement réelle, réduisant l’instruction en famille à une sorte d’école à distance.


Comme le fait remarquer l’association Les Enfants d’Abords, « Selon une enquête du Ministère, le nombre d’enfants instruits à domicile a augmenté de 30 % depuis 2010. C’est le principal argument invoqué lors du débat en commission spéciale. Mais en quoi cette augmentation serait un problème dans un pays qui reconnaît le droit des parents à instruire eux-mêmes leurs enfants ? »


Pour mieux comprendre en quoi la liberté éducative nous concerne tous, SolidEre UniVers relaye ici un appel ayant circulé en Bourgogne :


‘L’appel à cette manifestation vient des familles bourguignonnes qui pratiquent l’instruction en famille (ou appelée parfois «école à la maison») et s’adressent à toutes et à tous pour qu’ensemble, nous soyons mobilisé(e)s pour la sauvegarde de la liberté d’instruction.
En effet, parce que nous connaissons nos choix d’aujourd’hui mais pas ceux de demain, toutes les familles sont concernées par le projet de loi de Mr Macron qui vise à interdire l’IEF à la rentrée 2021 comme il l’a énoncé lors de son discours du 2 octobre.

Pour rappel, c’est l’instruction qui est obligatoire en France, pas l’école.
D’une part, cette déclaration de Mr Macron est problématique du point de vue de la séparation des pouvoirs car il a affirmé que l’IEF allait être interdite à la rentrée de 2021 sans mentionner que c’était une proposition qui devait être soumise au processus législatif. D’autre part, ce projet de loi est inconstitutionnel. En effet, la liberté d’enseignement est un principe constitutionnel reconnu par le Conseil Constitutionnel, et le Conseil d'État s'est déjà prononcé pour reconnaître que l'instruction au sein de la famille faisait partie de la liberté de l'enseignement.

Les amalgames en tout genre faits par le gouvernement sont intolérables. Les familles IEF sont déterminées à défendre leurs droits et à continuer de faire bénéficier une instruction hors école à leurs enfants.

Le 20 novembre est la journée mondiale des droits de l’enfant. Respecter le droit des enfants, c’est aussi leur permettre d’être éduqué(e)s et instruit(e)s dans l’environnement qui convient le mieux à leurs apprentissages, leurs rythmes, leur personnalité et à leur épanouissement. École publique ou privée, sous ou hors contrat, instruction en famille, chaque parent doit pouvoir choisir ce qui est bénéfique pour son enfant.

Mr Blanquer disait d’ailleurs en juin 2020 devant le Sénat: "Cette liberté d'instruction à domicile, elle a vraiment un fondement constitutionnel puissant et qu'on ne peut que reconnaître et qui est, je pense, positif (...) il fallait encadrer davantage, et c'est ce que nous avons fait. (...) En l'état actuel de ma réflexion, je pense surtout que l'on doit bien appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019, et on est au début de cette mise en oeuvre (...) Sur le plan des principes juridiques, il me semble qu'on est allés à un certain stade qui est le bon."

Il n’y a donc aucune raison à interdire l’IEF si ce n’est d’empêcher la richesse et la diversité qu’offrent les différents modes d’instructions et de vouloir uniformiser le savoir des citoyen(ne)s. En démocratie, la liberté doit rester la règle et l'interdiction l'exception.

Notre manifestation s’inscrit dans le cadre du WEPLI, Weekend Extraordinaire Pour la Liberté de l’Instruction
.

https://www.jipli.org/editorial-novembre-2020


Le collectif joignait également un document présentant le très stricte encadrement de l'instruction en famille en France. Disponible ici : 

https://www.infos-dijon.com/news/opinion/autres/dijon-une-manifestation-pour-defendre-l-ecole-a-la-maison.html

25 Janvier 2021

Canibal, la borne qui ne fait qu’une bouchée des contenants en plastique, en liquidation judicaire…

Créée en France en 2009 par Benoît Paget avec Stéphane Marrapodi, la start-up Canibal a mis au point une machine d’un nouveau genre consacrée au recyclage des bouteilles, canettes et gobelets. « À peine 5% d’entre eux sont recyclés et les 950 milliards restants seront au mieux brûlés, au pire, ils finiront dans nos océans. » Face à ce constat, l’ambition de la start-up était donc de donner du sens et une seconde vie à ces déchets en plastique.


Equipée d’un algorithme de reconnaissance du déchet, d’un système de compactage vertical, cette machine intelligente et interactive tri et collecte en un tour de main, tout en impliquant l’utilisateur dans un esprit de gamification. Plus de 200 bornes ont été mis en service dans des entreprises, des gares, des universités et ont également trouvé leur place dans des centres commerciaux pour faire du tri un moment ludique.


Une fois récupérées, recyclées et sous-traitées, les matières plastiques sont ensuite réutilisées en tant que matériau d’isolation ou encore pour la fabrication de prothèses. Mais, voilà que fin 2020, alors que l’idée était bonne et que l’entreprise se préparait à conquérir de nouveaux marchés, nous retrouvons mystérieusement la start up en liquidation judiciaire.

24 Janvier 2021

Les orques en danger

24 157 €, c’est la somme récoltée par Morgane Trussardi (alias Little Gypsy sur youtube) et ses camarades pour le mouvement We Are The Orca lancé en septembre 2018 pour la sauvegarde des orques.


Aujourd’hui, sur l'île de San Juan qui se situe entre la Colombie Britannique et l'état de Washington, les orques ont été déclarés en "en voie d'extinction", il n'en reste plus que 75. Depuis plusieurs années, les orques n'arrivent plus à se reproduire et les petits ne survivent pas. L’année de lancement de la campagne, une mère a mis bas un bébé qui n'a survécu que quelques minutes puis l'a traîné mort à la surface pendant  17 jours ne voulant pas le laisser sombrer. 


De nombreuses menaces pèsent aujourd’hui sur l’espèce notamment les perturbateurs endocriniens dans la plupart des régions du monde, et dans la région de San Juan, le déclin des saumons, leur principale source de nourriture. La construction de barrages qui empêchent la remontée des saumons, et les fishfarms, qui rendent malades les poissons sauvages constituent une menace sérieuse pour la survie de ces grands cétacées, sans compter la pollution sonore à laquelle les orques sont très sensibles.


L’argent récolté est reversé à Alexandra Morton, biologiste marine américaine, au Whale Museum et Whale Research pour financer la recherche pour la préservation des orques et de leurs milieux de vie.

Sources et donations : https://fr.gofundme.com/WEARETHEORCA 

16 Janvier 2020

Climat - Le dernier rapport du GIEC : nous allons à l'effondrement

Le GIEC c'est le "Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat", il régroupe plus de 20 000 études réalisées par 800 chercheurs. Depuis 1990 il a rendu plus de cinq rapports de plus en plus pessimistes. Le dernier paru fin 2018 est sans équivoque : dans le meilleur des cas, c'est à dire en se limitant à un réchauffement climatique de 1,5° pour 2030, nous connaitrons déjà une détérioration des conditions de vie sur terre


- une hausse des canicules

- une augmentation des phénomènes climatiques extrêmes (sécheresse, pluie abondante, cyclones...)

- une acidification des océans et une perte de la biodiversité marine

- une diminution de la quantité et de la qualité des ressources en eau

- la disparition d"'écosystèmes entiers comme les forêts boréales ou l'écosystème méditerranéen et perte de la biodiversité terrestre liée à ces écosystèmes

- une diminution des récoltes

- une augmentation de la faim dans le monde


Si on ne fait rien le scénario sera pire, nous atteindrons avec certitude 2 degrés de réchauffement d'ici 2030 et 5 degré d'ici 2100. A noter qu'à partir de 3 degrés de réchauffement le scénario deviendra cauchemardesque pour une grande partie de l'humanité et qu'à partir de 4 degrés, on entre dans une nouvelle ère. Alors il faut appeler un chat un chat... Comme le souligne très bien l'article de Libération titré "L'illusion démobilisatrice du scénario à 1,5°", nous sommes actuellement très loin de pouvoir prétendre à ce chiffre, en continuant à notre rythme, on regrettera nos conditions de vie dès 2030.


Pour lire l'article de Libération : https://www.liberation.fr/debats/2018/11/01/climat-l-illusion-demobilisatrice-du-scenario-a-15c_1689242


Pour en savoir plus sur les conséquences du réchauffement climatique : https://www.youtube.com/watch?v=OQBcrKqyHJI


Pour comprendre pourquoi c'est mal barré ; https://www.youtube.com/watch?v=tsSHwzsjvEA

03 Février 2019

14 additifs dans une baguette de pain

Pas moins de 14 additifs autorisés pour une baguette de pain blanc, et encore plus pour les pains spéciaux, pas de différence notable entre une boulangerie artisanale, un supermarché ou une franchise... c'est la révélation du mois de 60 millions de consommateur pour détromper les français.

 

Le pain, l'un des symboles de notre gastronomie, est aujourd'hui un produit industriel comme les autres... L'association de consommateur a testé 65 références de pain : outre les additifs, un quart contiennent des résidus de pesticides... Alors, attention, pour manger une baguette traditionnelle, faite seulement de farine, de sel, d'eau et de levure, il faudra bien demander à votre boulanger un"pain de tradition française ou pain au levain" pour lequel les additifs éventuels sont limités à 6 ingrédients : farine de fève, de soja, malt de blé, gluten, levure, et amylase fongique! 


Source : https://www.60millions-mag.com

03 Février 2019

Extension du permis de chasse - Quand les chasseurs rient, la biodiversité pleure

L’abaissement du prix du permis national de chasser, de 400 à 200 euros, confirmé par E. Macron, est un véritable coup de semonce pour la nature. Pour rappel, ce permis permettant de chasser sur tout le territoire, a contrario du permis départemental, est possédé par 10% des 1,2 millions de pratiquants en France.

Autre terrible coup dur  porté à la biodiversité : la nouvelle « gestion adaptative » des espèces chassables ». Elle permettra en premier lieu aux chasseurs de s’en prendre à six espèces dont les oies cendrées, les grands tétras ou encore les tourterelles des bois d’ici la fin de l’année.  En outre, un conseil scientifique décidera des quotas à fixer pour chaque espèce. Cela ouvre ainsi la possibilité de voir dans le viseur des chasseurs des espèces protégées.


Lire l'article entier sur : 30millionsdamis.fr

08 Septembre 2018

La loi "Secret des Affaires" et la fin des lanceurs d'alertes

Une fois n'est pas coutume, pour comprendre ce sujet grave, offense à la démocratie et à la liberté d'information, rions en avec Nicolas Meyrieux.


https://www.youtube.com/watch?v=wRCKJkjiiNg


Nicolas Meyrieux est un humoriste qui a travaillé en collaboration avec France Culture pour ses épisodes 'La Barbe". "La Barbe" dénonce les scandales de la société, qui passent, "ni vus ni connus".

Nouveautés

Victoires et Bonnes nouvelles ! Des exemples de groupes ou de nations qui ouvrent la voie et sont des modèles de réussite et de prospérité.

Prenez le LA !

    Crédits : Alon Banks

3 mai 2021

Une loi contre la maltraitance animale en bonne marche

La préoccupation pour la maltraitance animale est un sujet qui semble rallier les politiques de tout bord, même au sein de LREM des députés ont ratifiés certains amendements, contre l'avis du gouvernement.  Sous la pression de plusieurs associations comme Ethics for Animals. One Voice, L'Arche des Associations, un projet de loi vient d'être validé à l'assemblée nationale , dans l'attente du vote du Sénat.


Parmi les propositions phares de la loi contre la maltraitance animale :  la fin des animaux sauvages dans les cirques itinérants (éléphants, ours, fauves) ou lors des soirées festives,  la fin des delphinariums et des grands cétacées en captivité, l'interdiction de l'élevage d'animaux sauvages pour leur fourrure accompagné du raccourcissement du délai d'interdiction des élevages de vison pour leur fourrure  (2 ans au lieu de 5 ans pour l'arrêt complet de leur activité), la fin de la vente des chiens et chats en animalerie, un certificat d'adoption pour tout acquéreur, la stérilisation des chats errants accompagnée de l'augmentation du temps de garde en fourrière, enfin l'aggravation des peines pour maltraitances animales. En résumé, il s'agit d'un vrai pas dans la protection des animaux sauvages utilisés à des fins commerciales et un bon pas contre l'abandon et la maltraitance des chiens et des chats. Mais, comme on pouvait s'y attendre, on ne trouve rien sur la chasse et rien sur l'élevage industriel.


Certaines personnes restent réfractraires à l'abandon du cirque en y voyant une atteinte à notre patrimoine culturel. Mais les enfants que nous avons pu être ne savaient pas ce que nous savons aujourd'hui, ile ne savaient pas comment sont dressés ou "cassés" les animaux,  ne pensaient pas au stress des transports, ne pensaient pas à la la taille des cages, ils ne savaient pas comment les sonars des cétacées rebondissent à l'infini contre les parois de leur bassins. Nous pouvions encore ne pas voir que cette joie n'était partagée..  même les dresseurs s'attachant à leurs bêtes pouvaient ne pas le voir .Aujourd'hui, nous avons une autre connaissance du monde animal, le monde du cirque s'est réinventé, tout en poésie, et les enfants s'émerveillent toujours


Source :  Actu.fr

Les associations signataires de l'appel “Entendez le SOS de la protection animale française” : https://www.lejdd.fr/Societe/tribune-entendez-le-sos-de-la-protection-animale-francaise-3977637

3 mai 2021

Le Sénat sauve le libre choix d'instruction

Emmanuel Macron avait déclaré  “avoir décidé de mettre fin à l'école à la maison dès la rentrée de septembre 2021”, dans un ironique projet de loi portant le nom de “loi confortant le respect des principes de la république”. Le gouvernement d'Emmanuel Macron a d'abord dû assouplir sa position sous la pression du  Conseil d'Etat qui a brandi un risque d'inconstitutionnalité.  Le sénat vient à son tour de rejeter ce projet en défendant le droit à l'Instruction En Famille ( acronyme IEF). Un soulagement pour les 60 000 élèves scolarisés à domicile et leur famille.  Toutefois la partie n'est pas finie car le texte va faire la navette parlementaire en retournant à l'assemblée nationale et au sénat, et si la victoire devient définitive,  les familles devront toutefois rester vigilantes sur les détails de ce projet de loi.


Par ce que nous ne connaissons pas nos choix de demain, parce que l'école ne convient pas à tous les enfants (pensons aux enfants à haut potentiel, victimes de discrimination, en échec scolaire...), enfin parce que nos enfants n'appartiennent pas à l'Etat et que les familles doivent pouvoir décider ce qu'elles pensent être le meilleur : il faut soutenir l'antique liberté des familles à instruire leurs enfants. Soutenir nos richesses, notre “biodiversité” d'enseignements, et ne pas abandonner nos libertés au motif de la peur et de ses spectres (spectre du séparatisme, spectre du sectarisme, spectre de la maltraitance ...) qui ne sont pas représentatives de l'enseignement en famille. Nous ne pouvons pas stigmatiser l'ensemble des familles faisant l'école à la maison, et plus globalement des écoles proposant des alternatives à notre système d'éducation au motif d'une  centaine de familles dissidentes.

Source : Le Monde

6 avril 2021

Des panneaux solaires qui fonctionnent même par mauvais temps!

Un étudiant philippin en ingénierie, Carvey Ehren Maigue, a conçu des panneaux solaires qui fonctionnent 50% du temps, contre seulement 15 à 22% pour des panneaux classiques. Pourquoi ? Ces panneaux fonctionnent à partir de la lumière UV, qui nous parvient quelque soit l'orientation et même par temps nuageux. 


 Il s'est inspiré des auréores boréales pour créer un substrat capable de transformer les rayons UV en lumière visible, puis en électricité.  Ce travail est accompli par des particules organiques bioluminescentes.... issues des déchets de fruits et légumes!  Carvey les mélange à de la résine et il intègre ce substrat dans des fenêtres (fenêtre Borealis), sur des murs (mur Solare Astralis), et bientôt sur des voitures et des avions. 


Ces dispositifs peuvent produire de l'électricité de manière isolée, immédiatement consommable, ou être raccordés pour que l'énergie soit stockée . Son invention est tout simplement révolutionnaire et salvatrice. Elle ouvre la possibilité d'équiper des buildings tout entier qui soient excédentaires en énergie, de rendre les maisons peu énergivores autonomes, et peut être de voyager grâce à des bateaux ou voitures solaires... 


Pour en savoir plus : 

https://www.geo.fr/environnement/ce-philippin-a-concu-des-panneaux-solaires-a-partir-de-dechets-de-fruits-et-legumes-203004

https://www.youtube.com/watch?v=grDN3y5qNYQ  

(une vidéo de James Dyson Fondation, dont Carvey a gagné le prix)

6 avril 2021

Le premier abattoir mobile de France

L'initiative est partie d'Emilie Jeannin, une agricultrice qui élève ses vaches tout en proposant une vente directe de ses produits depuis 20 ans en Bourgogne. Ses animaux elle les respecte, tout comme elle respecte ses 250 hectares de nature traitées biologiquement et elle a souhaité en finir avec le stress des vaches pendant le transport, et leur angoisse à l'abattoir. Un stress qui participent à leur maltraitance et  ruinent, au dernier moment, les efforts des éleveurs pour assurer le bien être des bêtes et proposer une viande de qualité. Bien sûr, mettre la naissance d'abattoir d'un nouveau type dans « les bonnes nouvelles » a quelque chose de grinçant car la nécessité de consommer des animaux peut faire débat, mais c'est une avancée dans la lutte contre la souffrance animale :


« Un éleveur se préoccupe de son troupeau, de sa nourriture et de son bien-être. En revanche, la production animale a lieu dans des fermes industrialisées où les bêtes sont entassées dans le but de faire de la production de masse. Le respect de l’animal n’existe pas » déclare Jocelyne Porcher de l'association « Quand l'abattoir vient à la ferme ».  « Cette pratique permet plus de transparence pour les éleveurs qui ont peur du modèle très opaque des abattoirs industriels ».


Pour en savoir plus :

https://kaizen-magazine.com/article/le-premier-abattoir-bovin-mobile-et-ethique-en-france/

https://www.essentiel-media.fr/abattoir-mobile-abattage-a-la-ferme-des-alternatives-efficaces-pour-le-bien-etre-animal/

5 avril 2021

ASPAS, l'association qui rachète des terres pour préserver des espaces sauvages

ASPAS (ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages) crée des réserves de vie sauvage où l'activité humaine est limitée, afin de protéger véritablement la nature et de créer des foyers de régénération du vivant. En créant ces espaces, l'association souhaite notamment protéger les écosystèmes naturels sur le long terme et permettre le développement des forêts anciennes de demain.


L'association explique « Nous faisons face à la 6ème extinction de masse des espèces mais la réaction de l’Etat pour enrayer ce drame n’est pas à la hauteur des enjeux de cette crise. Il existe des espaces protégés en France mais (les chartes privilégient les activités humaines en premier lieu) il est ainsi possible de chasser dans 70% des Réserves Naturelles Nationales et dans certains parcs nationaux comme ceux des Cévennes et des Calanques. »  Dans les espaces acquis par l'ASPAS, toutes les activités y sont interdites sauf les randonneurs. « Réserve de Vie Sauvage » est un label adossé à une charte, qui met en pratique le concept de libre évolution et de naturalité comme unique modèle de gestion.

Voici un bel exemple de propriété qui permet non plus d'exploiter, mais de protéger ! Et de propriété collective de surcroit.


https://aspas-reserves-vie-sauvage.org/

6 Février 2021

Victoire pour l'Affaire du Siècle, mais attention au remède

En 2019, plus 2,3 millions de personnes ont signé une pétition en ligne pour soutenir un recours en justice contre l’Etat français. Les faits reprochés : le non-respect de ses engagements climatiques. Intitulée "L'Affaire du siècle", l’initiative est portée par quatre associations : Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l’homme et Notre affaire à tous. Elles accusent l’État de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour endiguer le réchauffement climatique. Également soutenue par des personnalités du monde du cinéma à celui de YouTube, la pétition a connu un fort relai médiatique. Le Tribunal vient de donner sa réponse : il reconnait la faute de l’Etat dans la tenue de ses engagements et le condamne à verser un euro à chacune des 4 associations. Une victoire toute symbolique qui a le mérite de rétablir la Vérité : malgré ses coups de publicité, le gouvernement n’a pas fait de l’écologie une de ses priorités.


Mais, attention au remède, restons vigilant à ce que cette victoire ne se retourne pas contre les citoyens et contre la planète, car elle ouvre aussi plus grand la porte à la Taxe Carbone. Même si en France après les Gilets Jaunes,  cette taxe a été la grande absente de la Convention pour le Climat, elle transparait toutefois discrètement dans les mesures proposées (taxe carbone aux frontières pour pouvoir voyager) . Et comme l’indique le site du ministère de l’Ecologie, l’Etat prévoit de doubler la valeur de cette taxe d’ici 2030.  (https://www.ecologie.gouv.fr/fiscalite-carbone)

Il peut être intéressant de se demander quels sont les vrais remèdes?


Qui mérite de payer la taxe carbone ? La taxe Carbone sera t’elle un droit à polluer ? Comment peut il y a avoir de “droit à polluer” ? Qu’est ce que cela signifie d’être carbonement neutre si votre usine pollue les sols et la vie environnante et porte atteinte à la qualité de l’air, à la biodiversité ? Sur une planète où tout est interconnecté, réduire la santé de la Planète au seul indicateur carbonique est juste un nouveau gros mensonge pour faire croire que tout est sous contrôle, quand nous n’avons pas vraiment encore compris ce que l’écologie signifie.

26 Janvier 2021

Too Good To Go, l’application contre le gaspillage alimentaire.

Too Good To Go est une communauté, un mouvement qui lutte contre le gaspillage alimentaire grâce à une application qui permet aux citoyens de récupérer les invendus de leurs commerçants. En France, 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année, soit 20 tonnes par minute et 317 kg chaque seconde… Chaque personne, chaque année, gaspille 29 kilos de nourriture, soit un repas par semaine.


Le principe de Too Good To Go repose sur le panier surprise, composé des invendus du jour des commerçants. Ce ne sont ni plus ni moins que les produits frais que les commerçants ne peuvent plus vendre le lendemain : les viennoiseries, les plats du jour, dates courtes… Rien de plus facile, il n’y a qu’à commander son panier à un prix très réduit sur l’application (3€ pour 10€ de produit frais en boulangerie par exemple) et venir le chercher aux heures de fermeture du commerçant avec ses propres contenants. Boulangeries, restaurants, et même des grandes surfaces ont recours à cette solution économique et écologique pour ne plus gaspiller leurs invendus.

Sur Dijon et ses alentours, on retrouve des enseignes telles que Monoprix, la Vie Saine, Tartin’art, le restaurant végétarien Treize lucioles, Colombus Café, de nombreuses boulangeries, et bien d’autre commerçants.


Il y a aussi la possibilité de faire un don de 2€ au restos du coeur directement via l'application, pour offrir deux repas aux plus démunis. L’application permet donc à chacun de s'engager contre le gaspillage alimentaire à son échelle, en se faisant plaisir et en tissant des liens de proximité

26 Janvier 2021

Babcock Ranch, le premier essai de ville "verte" américain

Babcock Ranch, la première ville « verte » des Etats-Unis est sortie de terre en Floride et accueille aujourd’hui 2000 habitants. Syd Kitson, un ancien joueur de football américain est à l’origine de ce projet. Ilachète en 2005 la propriété de Babcock Ranch pour créer une ville, entourée de grands espaces verts. Cette ville a été conçue pour être 100% autonome en énergie. Elle marque un début de prise de conscience, mais qui reste très focalisée sur le seul indicateur « carbone ».


Babcock Ranch est alimentée par l’énergie solaire grâce à sa ferme de 180 hectares qui fournit l’électricité pour les foyers, les voitures électriques, les transports et l’éclairage public. Les différents commerces, comme par exemple le restaurant de produits locaux, sont également recouverts de panneaux solaires. L’eau utilisée sur le territoire est recyclée en circuit fermé pour éviter le gaspillage grâce à une station d’épuration. Des puits permettent d’alimenter des fontaines mises à disposition pour les habitants, et les habitations. La ville possède des potagers communautaires dont les légumes approvisionnent ensuite les restaurants. Et des navettes électriques sans chauffeur font office de transports en commun afin d’éviter d’utiliser des voitures.


Mais voilà, quiconque regardera les photos de la ville s’apercevra que la nature n’y est pas tant présente, et que le qualificatif de « vert » doit être réservé à sa grande performance énergétique. Babcock Ranch ressemble à une ville classique, à la différence que la taille moyenne des maisons y est de 160 mètre carrés (au lieu des 250 mètres carrés habituel aux USA...). Si elle peut se valoir d'avoir une empreinte carbone faible quant à son fonctionnement, elle n'est pas fondamentalement écologique dans sa construction (ciment, béton, station d'épuration non biologique...), elle n'est pas écologique dans le respect de la biodiversité (utilisation de pelouse mortifère, peu d'arbres et de haies, absence d'espaces sauvages, faible densité végétale), elle n'est pas écologique dans la manière dont elle s'inscrit dans la société de consommation (promotion immobilière, ville avec publicités, ville intelligente...) et elle n'est pas écologique dans l'esprit de la permaculture telle que définie par Bill Mollison, dans la référence écologique d'aujourd'hui.


Mais, nous sommes en amérique, et c'est un début !!

6 Février 2021

Victoire pour l'Affaire du Siècle, mais attention au remède

En 2019, plus 2,3 millions de personnes ont signé une pétition en ligne pour soutenir un recours en justice contre l’Etat français. Les faits reprochés : le non-respect de ses engagements climatiques. Intitulée "L'Affaire du siècle", l’initiative est portée par quatre associations : Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l’homme et Notre affaire à tous. Elles accusent l’État de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour endiguer le réchauffement climatique. Également soutenue par des personnalités du monde du cinéma à celui de YouTube, la pétition a atteint un record de signatures. Le Tribunal vient de donner sa réponse : il reconnait la faute de l’Etat dans la tenue de ses engagements et le condamne à verser un euro à chacune des 4 associations. Une victoire toute symbolique qui a le mérite de rétablir la Vérité : malgré ses coups de publicité, le gouvernement n’a pas fait de l’écologie une de ses priorités.


Mais, attention au remède, restons vigilant à ce que cette victoire ne se retourne pas contre la liberté et les finances des citoyens car elle ouvre aussi plus grand la porte à la Taxe Carbone. Même si en France après les Gilets Jaunes,  cette taxe a été la grande absente de la Convention pour le Climat, elle transparait toutefois discrètement dans les mesures proposées (taxe carbone aux frontières pour pouvoir voyager) . Et comme l’indique le site du ministère de l’Ecologie, l’Etat prévoit de doubler la valeur de cette taxe d’ici 2030.  (https://www.ecologie.gouv.fr/fiscalite-carbone)      

Il peut être intéressant de se demander quels sont les vrais remèdes?   


Qui mérite de payer la taxe carbone ? La taxe Carbone sera t’elle un droit à polluer ? Comment peut il y a avoir de “droit à polluer” ? Qu’est ce que cela signifie d’être carbonement neutre si votre usine pollue les sols et la vie environnante et porte atteinte à la qualité de l’air, à la biodiversité ? Sur une planète où tout est interconnecté, réduire la santé de la Planète au seul indicateur carbonique est juste un nouveau gros mensonge pour faire croire que tout est sous contrôle, quand nous n’avons pas vraiment encore compris ce que l’écologie signifie.

26 Janvier 2021

TooGoodToGo, l’application contre le gaspillage alimentaire.

Too Good To Go est une communauté, un mouvement qui lutte contre le gaspillage alimentaire grâce à une application qui permet aux citoyens de récupérer les invendus de leurs commerçants. En France, 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année, soit 20 tonnes par minute et 317 kg chaque seconde… Chaque personne, chaque année, gaspille 29 kilos de nourriture, soit un repas par semaine. 


Le principe de Too Good To Go repose sur le panier surprise, composé des invendus du jour des commerçants. Ce ne sont ni plus ni moins que les produits frais que les commerçants ne peuvent plus vendre le lendemain : les viennoiseries, les plats du jour, dates courtes… Rien de plus facile, il n’y a qu’à commander son panier à un prix très réduit sur l’application (3€ pour 10€ de produit frais en boulangerie par exemple) et venir le chercher aux heures de fermeture du commerçant avec ses propres contenants. Boulangeries, restaurants, et même des grandes surfaces ont recours à cette solution économique et écologique pour ne plus gaspiller leurs invendus. 

Sur Dijon et ses alentours, on retrouve des enseignes telles que Monoprix, la Vie Saine, Tartin’art, le restaurant végétarien Treize lucioles, Colombus Café, de nombreuses boulangeries, et bien d’autre commerçants. 


Il y a aussi la possibilité de faire un don de 2€ au restos du coeur directement via l'application, pour offrir deux repas aux plus démunis. L’application permet donc à chacun de s'engager contre le gaspillage alimentaire à son échelle, en se faisant plaisir et en tissant des liens de proximité.

26 Janvier 2021

Babcock Ranch, la première ville « verte » américaine.

Babcock Ranch, la première ville verte des Etats-Unis est sortie de terre en Floride et accueille aujourd’hui 2000 habitants. Syd Kitson, un ancien joueur de football américain est à l’origine de ce projet. Il achète en 2005 la propriété de Babcock Ranch pour créer une ville, entouré de grands espaces verts. Cette ville a été conçu pour être 100% écologique et éco-responsable. 


Elle est alimentée par l’énergie solaire grâce à sa ferme de 180 hectares qui fournit l’électricité pour les foyers, les voitures électriques, les transports et l’éclairage public. Les différents commerces, comme par exemple le restaurant de produits locaux, sont également recouverts de panneaux solaires. L’eau utilisée sur le territoire est recyclée en circuit fermé pour éviter le gaspillage grâce à une station d’épuration. Des puits permettent d’alimenter des fontaines, mises à disposition pour les habitants, et les habitations en eau. La ville possède aussi des potagers communautaires dont les légumes approvisionnent ensuite les restaurants. De plus, des navettes électriques sans chauffeur font office de transports en commun afin d’éviter d’utiliser des voitures. 


Seul petit bémol, quiconque regardera les photos de la ville (et non les simulations) s’apercevra que la nature n’y est pas tant présente, et que le qualificatif de « vert » doit être réservé à sa grande performance énergétique. La ville devrait accueillir 50 000 habitants dans une vingtaine d’années.

25 Janvier 2021

#TrashTagChallenge : un challenge pour nettoyer la planète

Nettoyer la planète grâce aux réseaux sociaux, c’est possible. Un nouveau challenge à vue le jour : le trash tag challenge. L’objectif est d’inciter les internautes à nettoyer les lieux pollués. Rappelons qu’environs 325 millions de tonnes de déchets sont produites en France chaque année. Le but du challenge est de trouver un endroit où des ordures jonchent le sol, de les ramasser et de publier une photo avant-après du lieu.


Le challenge est débuté sur Facebook lorsqu’un internaute, Byron Romàn, partage une photo avant/après d’un lieu qu’il a nettoyé. Dans sa publication, qui est devenue virale, il met au défi “tous les ados qui s’ennuient” à prendre part à ce mouvement. Initialement, ce challenge a été créé en 2015 par une entreprise qui souhaitait encourager les gens à protéger les zones naturelles. Il n’avait cependant pas rencontré de succès.


Un mouvement utile qui permet de donner envie aux personnes de participer à un acte écologique qui fait du bien à la planète.


Participer  : https://www.facebook.com/trashtagchallenge/